articles énergie, photos disponibles articles parut dans le journal Contratom

 vente des photos    renseignements : TEL ( +41) 079 21 353 81            jkissling@jjkphoto.ch         C.V. photographe J-J Kissling         Galerie photo jjk

 jjkphoto.ch / archive 50 000 photos 

 

 

la boutique en ligne jjk

photo-cadeau, collectionneur, livres, cravates, BD, etc.

 

tous savoir sur l'énergie atomique 

 

 

jjkphoto.ch / home + de 50 000 photos    English    русский     News letter      jjk publicité      Studio Photo     Reportage jjk      Cours Photo     Boutique Cadeaux    Référence    

 

Lolo le Saxo à 39%.

 

Trump taxe la planète, la Suisse est le pays moderne le plus sanctionné par les U.S.A., justement, parce que nous sommes modernes. Genève, ainsi que de nombreuses villes dans le monde, compose la qualité de vie de demain, en échangeant leurs problèmes, leurs idées et leurs solutions, un concept qui fait peur à Donald. La qualité de vie c'est un outil de la décroissance maîtrisée, elle comprend ; le soutien aux migrants, l'économie circulaire, l'énergie renouvelable, protection du climat et de la biodiversité, une couverture sociale, les bourses d'études, égalité femme-homme, etc. Toutes ces petites choses créent des espaces de qualité de vie, qui fonctionnent avec la participation des autorités et des habitants. Toutes ces petites choses donnent des cheveux blancs à la houppe orangée du président Trump. Ce dernier pense que si la Suisse a les moyens d'être solidaire avec ses réfugiés, ses pauvres, ses vieux et le climat, donc la Suisse a les moyens de payer ses 39% de taxes. Rappelons ces taxes servent à baisser les impôts des riches Américains, une de ses promesses électorales. Pour atténuer l'impact des taxes à Trump, l'économie suisse propose de réduire les charges sociales des entreprises et de faciliter le chômage, similaire aux lois covid, à croire que Trump est un virus. En signant ses décrets, Trump sait très bien qu'il crée de l'insécurité et de la pauvreté, mais c'est dans la crainte que se font les meilleurs "deal". Pourtant nous étions sur le bon chemin, globalement la consommation des ménages est en baisse, les ventes de voitures neuves tirent vers le bas, le pétrole n'intéresse plus les marchés, le monde prend conscience des dangers du plastique, la pauvreté et l'éducation s'améliorent. Aidé par les mensonges, Trump brouille les cartes et transforme l'utopie en dystopie. Les points noirs deviennent des confrontations, armées, culturelles, religieuses, économiques, spatiales, technologiques, stratégiques, cybernétiques, mais jamais pacifiques, ça se saurait. De nos jours, la désinformation et les réseaux sociaux sont des armes affutées, elles permettent de manipuler les foules. La foule est oppressée par l'inflation, comment se nourrir sans s'empoissonner, l'insécurité rode le soir, les voisins sont bizarres. Alors arrivent les 4 malédictions annoncées : inondations, sécheresses, incendies, ouragans, sous la pression populaire les dirigeants menacent le ciel de sanctions, mais le climat n’en fait qu'a sa tête. Dans un pays lointain, vit Lolo le Saxo, peut importe la météo, il joue du saxo et marche dans la rue sans s'arrêter, les passants esquissent un pas de danse, sa musique anime les murs, ses notes emmènent les esprits à l'apéritif, pour discuter des obstacles rencontré sur le chemin.

 

copyright jjk 2025 

Ps1) les taxes sont encore en négociations.

Ps2) la guerre n'a pas sa place dans la qualité de vie.

 

 

Rosatom, le dicta de l’atome.

 

Alors que les antinucléaires occidentaux se concentrent sur EDF. Un cataclysme nucléaire se profile dans les brouillards de la répression écologique russe, Rosatom, le monstre de l’atome prospère sans entraves. Né des cendres de Minatom, l'ex-ministère de l'atome soviétique, Rosatom est fondé en 2007 par Poutine lui-même, son objectif : le monopole mondial de l’atome civil, créer une dépendance globale de l’énergie nucléaire à l'uranium russe. Comparons EDF et Rosatom, EDF possède une soixantaine de filiales, 180 000 employés, 2 réacteurs en construction, 6 de planifiés. Il y a encore quelques années, EDF était au sommet du cycle nucléaire, les problèmes rencontrés sur son réacteur EPR, son usine de recyclage à La Hague est à la peine, le centre de stockage des déchets de Bure est loin d'exister, la volonté populaire d'une Europe sans nucléaire, ont rétréci son aura. Rosatom possède 450 filiales, emploie 300 000 personnes et va doubler ses effectifs dans les années à venir. Ses carnets de commandes sont pleins, elle construit tout, du brise-glace atomique au Tchernobyl volant (un missile propulsé par un réacteur nucléaire). Rosatom construit 6 réacteurs en Russie et 40 dans le monde (Iran, Pakistan, Inde, Bélarusse, Turquie, Bangladesh, Égypte, Hongrie, etc.). En 2025, Rosatom et ses filiales sont en discussion pour une centaine de projets, en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, mettre du nucléaire dans le mix énergétique est à la mode. Rosatom teste une série de petits réacteurs modulaires, à l'attention des pays en développement et des multinationales énergivores de l'intelligence artificielle. Suite à l'invasion russe de l'Ukraine, aucune sanction n’a été prise sur le nucléaire russe, le transfert de technologie continue avec l'aide du français Framatome. Rosatom est sans concurrence, ses centrales elle les donne (payé par le fonds souverain russe), en échange de quelques dizaines de km2 de territoire, pour construire 2 ou 4 réacteurs et souvent une base militaire russe pour assurer la sécurité de la centrale. Rosatom dessine, construit et pilote la centrale de A à Z, fixe le prix de l’électricité, le prix de l’énergie a une conséquence directe sur la stabilité sociale d'un pays. Au nord de l'Égypte, Rosatom construit 4 réacteurs à El Dabaa, une facture de 29 milliards de $ (2017), financé à 85% par un prêt russe. En Hongrie, le président a commandé 2 réacteurs à Rosatom, pour sa centrale de Paks, sur le Danube. Résultat, toutes ses actions au niveau européen sont inspirées par le Kremlin. Le service Rosatom est complet, pots de vin aux politiciens complaisants, manipulation de l'information, écrasement des mouvements antinucléaires. Cerise sur le gâteau, Rosatom récupère les combustibles irradiés et fait disparaitre les déchets comme par magie. Actuellement, Rosatom développe à Seversk, une de ses 41 villes fermées aux étrangers, le projet Proryv [la percée), le surgénérateur ultime, nommé BREST 300. Il est alimenté par un nouveau combustible, composé de nitrures de plutonium et d'uranium, issus des déchets nucléaires. Rosatom promet de l'électricité à profusion, sans déchets et sans CO2. À Genève on connait la chanson, Superphénix renait de ses cendres, Malville au pays de Poutine, là-bas pas de Contratom pour mener la résistance. Rosatom a troqué le sodium liquide pour du plomb liquide (ça explose moins, ça pollue plus), un barillet fébrile et un plutonium toujours aussi dangereux, une technologie déjà entachée de mensonges. Pour finir la présentation du monstre, Rosatom assure la maintenance, la modernisation, l'innovation de l’arsenal nucléaire russe, en deux mots, quand la Suisse achète un cœur d'uranium pour sa centrale de Gosgen, elle participe aux financements des bombes atomiques de l’armée à Poutine.

 

Dimitri Gougloff / Seversk

 

Pour en savoir plus, l'excellent reportage sur Arte TV. "Nucléaire, le piège de Poutine" (2025) 

 copyright jjk 2025 

 

 

 

 

Douzième mois de l'année 2024 :

 

On vit un monde formidable, l'intelligence est artificielle, ta montre te parle de ton cholestérol et elle choisit tes amis. On connaît mieux Mars que nos océans, Mercure donne dans le thon, Jupiter est au pouvoir. Le Peace and Love est la marque décadente de l'Occident, l'arc-en-ciel n'a plus que du vert et du gris. Fukushima et Tchernobyl sont tombées dans des trous de mémoire, Nagasaki et Hiroshima sont les références de politiciens patriotes. Certains disent qu'il faut tout remettre à plat, repartir à zéro. Alors que faire, une bonne guerre et la surpopulation s'estompe, l'inventivité est à son comble, la jeunesse dans la fleur de l'âge est transformée en chair à canoniser. Pour se faire, on se cache derrière sa frontière, ligne imaginaire, un trait de stylo indélébile sur une carte usée par l'histoire. Les réseaux sociaux transforment les mensonges en vérité et la vérité en mensonge, ce qui rassure les adeptes de tous bords. Gaver de Tik-Tok le peuple vote pour une droite populiste, pour le nucléaire, surtout pour leur intérêt à court terme. Néanmoins la croissance est en berne, le pouvoir d'achat s'effrite, la maxime "consommer plus pour travailler mieux" est encensée par des médias vendeurs d'audimat. Cependant, il y a de bonnes nouvelles, la consommation baisse. Certains disent que c'est la faute à l'inflation, au prix de l'énergie. Peut-être bien que cette décroissance est naturelle, les gens sont intelligents, la votation contre l'élargissement des autoroutes le prouve. La masse que nous sommes commence à consommer mieux, réfléchir avant d'acheter ou de jeter n'est plus tabou. C'est même être solidaire avec des milliards d'humains, pour qui un grain de riz, un verre d'eau ne se gaspillent pas. La natalité est aussi en baisse, ce qui inquiète nos gouvernements, pour remédier aux prochaines diminutions d'effectifs dans l'armée et à l'usine, le patriarcat sort la sainte panoplie, interdiction de l'IVG, allocations à gogo, promesse de jours meilleurs. Il ne faut pas rêver, l'avenir est bien sombre, pertes de démocratie, le climat se déchaîne, la surpopulation des villes, le plastique, la biodiversité et même une guerre atomique, tout cela offre peu de perspectives à un futur durable et familial. À j'oubliais, joyeux Noël à tous et toutes. 

 copyright jjk 2024 

 

 

L'énergie noire

 

La bombe H est toujours l'énergie noire qui fait pencher la balance de la justice, du mauvais côté. Il n'est pas possible d'accéder à une qualité de vie universelle, avec des épées de Damoclès qui dictent nos vies. Une ONG nobélisée propose le TIAN, Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires, leur objectif est de rendre illégale la bombe H. Plus de 70 pays l’ont signé, quand les 184 pays sans bombes auront souscrit, il restera les 9 puissances du nucléaire militaire. Ces 9 pays représentent 3,8 milliards de personnes, soit moins de la moitié de l’humanité, et 5% des pays. Démocratiquement, c'est une minorité qui nous impose leur loi, grâce à leur bombe H. Hélas, le traité TIAN est comme l’ONU, une bonne et juste initiative, mais sans pouvoir. Quel scénario faudra-t-il mettre en œuvre, pour que ces 9 pays donnent leurs bombes, à l’ONU, par exemple ?

 

La plus cool des solutions, les 9 présidents sont dans le bureau du secrétaire de l’ONU, ce dernier éteint la lumière, chante 1, 2, 3, soleil, et rallume la lumière, les 9 codes de lancement sont sur sa table. Le désarmement atomique est réalisé. Je suis d’accord, c’est trop utopique. De toute façon les militaires, dont le mensonge est une raison d'État, mettront 2 ou 3 ogives de côté, au cas où.

 

Autre idée, l'ONG finance des doués de la souris, des hackers de première, pour pirater les codes de lancement de l’arme nucléaire. Une fois les codes volés, les ONG dicteront aux présidents : le premier qui touche un poil de baleine ou qui déforeste 1 m2 de forêt tropicale de plus, nous l’envoyons rejoindre Atlantide ou Hiroshima. Je suis d’accord, je rêve un peu trop, mais avec le numérique tout est possible, c’est une question de chiffre.

 

Les maires et mairesses du monde, ils sont des millions. Ils pourraient faire la grève du zèle envers tous les responsables militaires et politiques de la bombe. Contrôle des impôts, arrêtez les privilèges, etc. Pour rappel l’horloge de la fin du monde donne 23h 58min et 20 secs, un record, depuis 1947, année de sa mise en service.

 

Pour les fans du complotisme, tout va dans l'ordre, la covid, la crise énergétique, la 3e guerre mondiale. Tous les méchants s'en foutent plein les poches. L'histoire suit le plan prévu. Sauf le soir en regardant les infos sur les chaînes T.V., les images d'Algérie, d'Amazonie, de Roumanie, de la Russie, de la Californie et bien d'autres, les forêts brûlent, les rivières sont sèches, la bombe du climat a déjà explosé et le monde s'en fou, pire encore nos dirigeants se forcent à détruire ce qui reste.

 

Pour beaucoup de jeunes, le climat s'est foutu, on est trop sur la planète, l'impérialisme ras-le-bol, le nationalisme aux chiottes. Alors, partageons les 12725 bombes H (chiffe 2022 Wikipédia) entre les 193 pays, soit 65 bombes par nations. Et faire de la St-Jean, le 21 juin 2023, le solstice du changement, chacun balance ses bombes sur son ennemi, l’humanité face à son destin. Certains jeunes trouvent ceci plus excitant qu’une partie de Call of duty (jeux de guerre, sur internet). Et au passage cela donnerait une chance aux tribus oubliées des forêts primaires et une raison d'être aux survivalistes.

 

Le problème est les frontières, elles sont un héritage des guerres, et les bombes H servent à les protéger. Il faut rendre les frontières perméables, enlever les douaniers, les remplacer par des amis qui vous attendent. Moins de frontières, moins de nucléaires militaires, ça peut-être un slogan. Je vous fais remarquer que la bombe est une histoire d’hommes, rares sont les femmes politiques qui ont utilisé le mot nucléaire militaire dans leur langage.

 

Je sais que ces mots sont des paroles en l'air. Sur les 9 pays nucléarisés, 5 sont pour la bombe à tout prix, ils sont aussi les 5 membres du conseil de sécurité de l'ONU : É.-U., Russie, Chine, Angleterre et France. Jamais ils ne voudront se séparer de leurs bijoux de famille, elles sont les gardiennes de leurs libertés. Pour casser cette fatalité, il n’y a que la jeunesse, les femmes et les pacifistes, pour l’instant on les fait taire avec une kalachnikov ou une constitution patriarcale. Pour infos : jusqu'à présent, 4 pays ont renoncé à leurs armes nucléaires, l'Afrique du Sud, le Bélarusse, le Kazakhstan et l'Ukraine (qui commence à le regretter).

copyright jjk 2024 

 

 

La Bonne Voie.

 

Voici une interview futuriste et inventée de 3 étudiantes, Anat, Blandine et Aglaé, de l’université libre de Louvain (B). Leur travail de master, «la Bonne Voie», ou "comment organiser la vie après une guerre nucléaire", a fait grand bruit dans les médias ? Leur thèse a été ignorée par les politiques, ridiculisée par les militaires, cependant la "Bonne Voie" sert de base aux jeux vidéo à la mode. Suite à sa médiatisation, 90 grandes villes ont développé l'application pour smartphone Général plan B (GpB), essentielle en cas de catastrophe. Passons les armes, les alarmes, les drames, les larmes, c’est en littérature du post-apocalyptique.

 

Interview réalisé le 24 juin 2034, soit 15 jours après le bombardement.

 

Bonjour, Louvain, parlez-nous de la Bonne Voie.

 

Anat.

- Pour écrire la Bonne Voie, nous sommes partis d’une idée un peu délirante que seule une guerre nucléaire globale pouvait changer le monde des cinglés qui nous dirigent, qui nous mentent à longueur de mandat. Imaginez, même les as du climat (le GIEC), n'ont pu incorporer une guerre atomique dans leurs projections, l’hiver nucléaire nous ramène aux températures de 1850.  60% des hommes sont atomisés dans leurs casernes, les femmes majoritaires prennent le pouvoir, une 1re depuis 5000 ans. La terre délestée de 30% de sa population tombe en décroissance. La biodiversité subira des mutations importantes, l’industrie n’existe plus, la déforestation, la surpêche sont hors course, la nature reprendra ses droits très vite.

 

Blandine.

- Passer les 1ers jours de panique et de chaos, seule l'énergie décarbonée est disponible, les réseaux enterrés ont résisté, internet est moins rapide, mais toujours là, nous sommes en contact avec des centaines d’étudiants/es sur les 5 continents. Nous sommes réfugiés dans les passages sous-voie de la gare abandonnée de Louvain Sud. Ils ont été construits dans les années 1960, et se transforment en abris antinucléaires. Le bourgmestre dans l'optique de notre thèse nous a laissés aménager l'abri, dans un but didactique, de ce fait nous ne sommes pas complètement pris au dépourvu. Plusieurs bombes ont touché Bruxelles à une trentaine de km d'ici, leurs souffles et les rayonnements ont mis à mal Louvain. À travers les caméras de surveillance, nous voyons les immeubles dévastés, les rues désertes jonchées de corps, un nuage de poussière radioactive recouvre la ville. Nous ne pensions pas avoir écrit quelque chose de prémonitoire et utile.

 

Aglaé.

- Dans les abris, l'urgence, c’est l’eau, la nourriture et les w.-c. Les canalisations enterrées regorgent d’eau non contaminée, assez pour les mois à venir. Nombre de stocks de nourriture sont gérés par l'informatique, GpB en a l'accès, ce qui facilite la récupération. Pour les w.-c. des seaux, sacs recyclables, papier journal et rideau de douche, pour le luxe de l’intimité, n’oubliez pas que c’est un bon engrais peu contaminé. Les ventilations des abris sont souvent insuffisantes, il faut contrôler le CO2 que nous produisons en respirant, pas possible d’ouvrir les fenêtres pour aérer. L’idéal est de construire un espace vert, les plantes se nourrissent de CO2. En cas de concentration de CO2, les asthmatiques sont les premiers à en souffrir.

 

Blandine.

- Il faut impérativement isoler nos abris des poussières, du froid, un hiver nucléaire se profile. Mais aussi des pluies, nous avons tous en tête les images des garages inondés, entasser des voitures dans la pente et construire par-dessus un toit étanche avec les capots de voitures et de colmater les trous avec les mousses d’isolation du moteur. Les 1res semaines, la contamination n’est pas uniforme, quand la situation le permet, vider les appartements, locaux professionnels, faites un inventaire de ce qui se trouve dans les caves. Vous verrez, il est possible de construire Babylone. Le CERN à Genève récolte et diffuse les données des compteurs Geiger disposés à travers le monde. Leurs physiciens sont unanimes, nous allons vivre sous terre de nombreux mois. N’ayez pas peur d’innover, mais pas sur la sécurité, la radioactivité est incolore, inodore, immatérielle, mais mortelle.

 

Anat.

- La perte subite d’êtres chers est le point de départ de notre nouvelle histoire commune. Les premières estimations le confirment, toutes les grandes villes sont touchées. Environ 3, 5 milliards de morts, nous ne saurons jamais le nombre exact, est-ce vraiment important, pourquoi ajouter de l’horreur à la tristesse. 14 000 bombes ont vitrifié, pulvérisé, contaminé sans distinction. La réalité du moment est que nous devons éliminer 3,5 milliards de corps, sinon les épidémies vont se propager, se sont aussi des déchets radioactifs. L’élimination des cadavres par la crémation est la plus logique, mais pas de crématoriums à la grandeur du devoir à effectuer. Les volcans en activité sont une solution, peut être barbare, mais efficace, le plutonium est un isotope lourd et il va couler au fond des lacs de lave. Selon les critères géologiques, nous avons identifié une trentaine de volcans sur les 5 continents. L’ensemble des moyens disponibles devra être utilisé pour chercher les corps et les amener au pied des volcans. Les drones permettent de localiser les dépouilles, cependant, il est clair que nombre d'entre nous devront se sacrifier pour cette tâche difficile.

 

Aglaé.

- Je vous invite à méditer sur ces quelques réalités ; les frontières, les nations et leurs constitutions sont caduques. Les armées, les milices, la police ont disparu, personnes pour protéger nos droits. L'ONU et ses agences sont aux abonnés absents. Il faut partager les ressources alimentaires, les tâches communautaires et le travail de décontamination. Annulation de tous les décrets religieux et fin de patriarcat.  Posséder une arme, la corruption, le profit sont des crimes. Organiser un salaire universel pour faciliter le troc et l’artisanat. Enlever la doctrine de concurrence, la transparence est une évidence. Nous avons tous un phone pour nous parler, une volonté de voir nos enfants grandir, ce n’est pas la lune que nous demandons, juste de retourner sur terre. C’est le temps de la résilience, notre société meurtrie s’organise pour ne pas vivre dans le malheur, elle se reconstruit d’une façon socialement acceptable.

 

Anat.

- Le danger, c’est le chaos qui va régner en surface, tout le monde a en tête les films de Mad Max. Enfermer dans nos sous-sols nous profitons d’une certaine sécurité, mais dehors, la loi des armes va émerger. Rassurez-vous, les radiations vont réguler le cheptel de truands, cancer et leucémie riment avec anarchie. Malgré le caractère pacifique de la Bonne Voie, nous devons nous défendre, c’est triste, cette guerre éclair peut déboucher sur une guerre longue. Toujours le même schéma, les bons contrent les méchants, pour lutter, nous sommes des milliards de voisines et voisins, qui veulent une société pacifiée, avec une vraie justice. Désarmé un monde surarmé, est certes utopique, mais la volonté féminine est très forte, rien ne nous arrêtera, les lois ont disparu pour eux et pour nous aussi. La compassion est pour demain, aujourd'hui c'est l'efficacité qui s'impose.

 

Aglaé.

- Nos abris ressemblent aux camps de réfugiés qui hantaient nos journaux télévisés. N’oubliez pas que ces camps sont devenus des villes à part entière, ils ont développé un art de vivre dans l’urgence, un système économique équitable, pas de violence, une administration transparente. Être aussi fort que ces gens-là, ils ont tout perdu à cause de la guerre, nous sommes comme eux maintenant. Ils se sont relevés, c’est le défi qui nous est lancé, nous devons tous le gagner. Nous avons un allié, IA, IA pour Intelligence Artificielle, paria il y a quelques mois, les cerveaux synthétiques seront les soutiens de notre résilience. Leurs capacités sont adaptées au monde qui nous attend, leurs possibilités sont sans fin, le futur est à inventer, non à pérenniser.

 

Blandine.

- Je me suis intéressée à l’architecture intérieure d’un garage où se sont réfugiées 1000 personnes. D’abord il faut maximiser les espaces, enlever quelques murs non porteurs, faire un dortoir pour enfants avec des voitures entassées. Le spatial s’agrandit, isoler de la vue des autres les espaces familiaux, décorer les murs. Un point info, l’information est une denrée vitale de survie sociale, le silence radio est plus angoissant que le chant des alarmes. Une cuisine pour 500 survivants, les odeurs se diffusent, le fumet ouvre l’appétit, indique le menu et ça tranquillise de voir les cuisines pleines de vie. N’ayez pas peur d’accepter les animaux de compagnie dans vos abris. Socialement ils sont une des clefs du relationnel, nous allons perdre nombre de nos réflexes sociaux, caresser un chat, parler à un canari procure une des dernières sensations connues, qu’il nous reste. Nos abris sont les futurs quartiers de nos villes souterraines, habités par des communautés libres sur le chemin de l'autonomie.

 

 

P.-S. Extrait du livre pas encore édité "2064, la Bonne Voie"

copyright jjk 2024 

 

 

Les militaires, sont-ils de trop ?

 

Sous ce titre provocateur se cache une réalité. La guerre n’est plus compatible avec notre planète, malade du réchauffement climatique, avec notre jeunesse 2.0 qui n'a plus de frontières, internet est une nation commune. La guerre est consommatrice de qualité de vie et de bonheur, 2 valeurs nouvelles qui feront, je l’espère, bientôt leurs entrées dans les bourses mondiales. L’actualité se répète, le nucléaire malgré son déclin dans le civil, se maintient au sommet de l’affiche militaire sous toutes ses formes, munitions en uranium appauvri, frappes contre la centrale de Zaporijjia, menaces atomiques stratégiques, et un holocauste nucléaire comme bouquet final. N’oublions pas que Tchernobyl est aussi ukrainienne, un cadeau des Soviétiques. Mr Macron qui clame haut et fort que la France est le pays de l’atome, Zelenski peut lui donner conseil.

En 2006, j’ai voyagé en Ukraine, dans la région de Sumi. J’étais invité au festival "Le Nénuphar Doré", qui réunit des artistes russes et ukrainiens pendant 10 jours, expositions, ateliers et concerts animent le festival. La révolution orange venait de se terminer, un 1er vent de liberté soufflait sur le pays. Nous étions venus en voiture, alors je me suis retrouvé chauffeur VIP du festival. Le samedi, je pars chercher Lukeva dans un hameau à 50 km. Lukeva habite une vieille maison en bois, c’est une chanteuse traditionnelle de 70 ans, c’est une célébrité dans la région, elle a enregistré un disque à Moscou, il y a quelques années, avec un groupe de rock. Elle nous montre sa vie qui tient dans un album photo, le travail dans son kolkhoze, son mari mort à la guerre, son fils liquidateur à Tchernobyl, mort d’une leucémie en 1992, elle est seule depuis. Les oncles et cousins, musiciens à leurs heures, grimpent dans la voiture, nous sommes serrés, 8 personnes, plus les instruments. Le soleil est à son zénith, on s’arrête au milieu des champs, pour une répétition. Les oncles déposent une couverture sur les blés fraîchement fauchés, un jaune profond s'étale sur l’horizon, et rattrape le ciel bleu comme la mer. Les cousins sortent la vodka et la sala, du gras de porc coupé en fine tranche, étalé sur un vieil exemplaire de la Pravda. Après le godet de bienvenue, les instruments sortent de leurs boîtes, Lukeva chante, sa voix flotte avec le vent de la plaine, accompagnée de l’accordéon et du violon des cousins. Moment magique, aujourd’hui les champs sont minés, les obus polluent la terre arable et l’eau, les mamelles de leur culture. Les animaux détruits, les champs de blé oubliés, la musique s’est tue remplacée par le tempo des canons, l’envahisseur est là. Pouvons-nous autoriser un pays à se surarmer pour envahir son voisin ? Russia go Home !

Pour faire plaisir aux antiaméricains, chez l’oncle Sam ce n’est pas mieux. La fascination des armes est le cœur de nombreuses polémiques. Là-bas aussi, les militaires de pacotilles, surarmés et fanatiques, sont légion. Plus de 100 fois cette année, l’un des leurs tire dans le tas, depuis longtemps il caresse son arme, il lui parle, puis un jour il craque, et exprime son phantasme sur de pauvres quidams, qui passaient par là. Il en rêvait depuis longtemps de passer à l'action, perdu dans la solitude de la consommation de masse.

La similitude entre ces 2 cas, il n‘y a pas d’avenir comme ça. On nous promet du Lennon, c’est Wagner qui résonne. Plus on a des jouets interdits, plus on est tenté de les utiliser. Si nous voulons éviter d’atteindre un réchauffement de 4°, de subir une 3e guerre mondiale ou une crise migratoire sans précédent. Il faut abolir les armées, tout de suite. Aucune loi ne peut les encadrer, le mensonge est pour les généraux une stratégie, la guerre labellisée "Max Havelaar" n’est hélas pas imaginable. Macron, toujours lui, demande de retarder l’application des nouvelles lois écologiques pour l’économie, en réalité l’armement, souffre d'un manque de corruption pour être compétitif, c’est la guerre camarade. L’extrême droite demande du nucléaire, pour l’indépendance énergétique, les femmes iraniennes brûlent leurs foulards, pour leur indépendance, le monde est mal fait. Dans la mer Noire, les drones tirent les dauphins à la place des hommes-grenouilles, problème de reconnaissance faciale. Il y a des lustres, les corps des soldats abandonnés sur la plaine d’Austerlitz, promettaient de belles récoltes. Aujourd’hui, les chimies mal étudiées et les propulseurs ultrasecrets, s’insinuent dans nos corps, nous, qui sommes au sommet de la chaîne alimentaire. Commençons à méditer, comment se battre sans faire la guerre. Le nucléaire ce n’est plus la galère, avec ses milliards c’est la misère, nos amis français sont aux premières loges, mais ne disent rien.

 

  copyright jjk 2024

 

 

 

Le nucléaire, le fric en gris vert.

 

L'Europe valide l'idée française, le nucléaire est une énergie verte de la transition et doit bénéficier des fonds d'aides. Le fric s'imprime en masse, la spéculation s'annonce intense. Le nucléaire repart de plus belle, des réacteurs en projets, les emplois par dizaines de milliers, les investissements en centaines de milliards. Du moins c'est ce que sa propagande diffuse. En réalité, le nucléaire ne s'est jamais aussi mal porté, il est devenu un objet de spéculation à risque. La production électronucléaire baisse, les coûts d'entretiens explosent. C'est le monde de la fissure globalisée où le mensonge est roi. La France est le pays d'Europe, qui a importé le plus d'électricité l'année dernière, malgré un hiver clément. Tous les nouveaux réacteurs EPR en construction rencontrent des problèmes. Prenons les fonderies du Creusot, elles coulent les cuves de l'EPR. Un oligarque français achète le Creusot 10 millions, EDF se fractionne pour étaler les responsabilités et les coûts. La découverte de microfissures sur la cuve fait grand bruit, et jette un discrédit sur l'EPR. Pour redresser le tir, la direction du Creusot use de la gomme pour minimiser les fissures, EDF s'inquiète et rachète les fonderies pour 150 millions, histoire d'étatiser les peurs. Un bénéfice de 1000% pour l'oligarque, mieux quand Russie. EDF, avec 65 milliards de dettes, 100 milliards pour l'entretien des centrales existences, 100 milliards pour 6 nouveaux EPR, etc. Le programme de recyclage des combustibles usés par EDF est un leurre, une nouvelle piscine de stockage des déchets hautement radioactifs est en construction à La Hague, 3 milliards. EDF ne traîne pas une casserole, mais une cuisine industrielle. L'obsession nucléaire d'EDF donne l'impression qu'elle vise plus les aides européennes, pour sauver son entreprise de la banqueroute, que d'offrir l'indépendance énergétique à la France.

Actuellement, il y a une cinquantaine de chantiers dans une vingtaine de pays, beaucoup sont contestés ou arrêtés. La baisse des prix de l'énergie verte pénalise le nucléaire, aux USA pas une centrale n’a été mise en service ces 7 dernières années, leurs exploitations sont jugées trop chères. 4 réacteurs sont en construction en Turquie, à 200km des dramatiques tremblements de terre, heureusement les travaux ont plusieurs années de retard, et les combustibles ne sont pas livrés. À noter que sa voisine la Grèce ne construit pas de centrales nucléaires à cause des risques sismiques dans la région. Les promesses de projets riches en emploi, d'énergie bon marché et de redevance trébuchante ne sont que blabla. Malgré ses inconvénients, l'attrait du nucléaire continue. Bien sûr, il y a la bombe H, l'invasion de l'Ukraine par la Russie y contribue. L'atome est devenu un parapluie de sécurité, un point de départ pour des négociations entre les puissants, celui qui n'a pas sa bombe H est un comique, un pays de seconde zone. Le nucléaire gris vert est discret, 300 réacteurs échappent aux statistiques, ils se cachent dans les coques des porte-avions, sous-marins et autres bateaux de guerre, des 5 armées du conseil de sécurité.  Alors, j'ai bien peur, tant qu'il y aura de l'atome chez les militaires, il y aura des centrales nucléaires chez les civils. L'abrogation des frontières peut être une solution, pour un désarmement globalisé, mais le chemin est encore loin.

 

L'antropocène suit l'holocène

 

Souvent les mots "un monde nouveau arrive" ou "le monde change" sont mis en avant. Certes la guerre coloniale de la Russie contre l'Ukraine, les remet à la mode. Dans la même tendance, mais moins populaire, l'holocène et l'anthropocène, sous ces noms barbares se cachent, une réalité, nous changeons d'époque géologique. Nous étions dans l'époque de l'holocène depuis 14 000 ans, le temps que l'homme s'approprie la terre entière. L'homme, aveuglé par le profit et le pouvoir, est devenu une contrainte pour la planète, il s'est poussé dans l'anthropocène, la terre subit l'empreinte de l'homme. Une quarantaine de scientifiques éminents, au sein d'institutions mondialement reconnues, énumèrent les conditions pour constater que la planète change d'époque. Pour valider le changement officiel d'époque, il doit se lire dans les couches géologiques, dans l'eau, l'air et pour finir une extinction de masse doit marquer la transformation.

La présence de l'homme se lit dans les couches géologiques, depuis le 16 juillet 1945, jour de l'essai de Trinity, la première bombe atomique et des 500 explosions atmosphériques qui ont suivi, elles ont laissé une fine couche de plutonium sur toute la surface de la terre. Le CO2 est devenu incontrôlable, il modifie l'acidité de la mer et la composition de l'air. En 40 ans, la moitié des animaux sauvages ont disparu, c'est l'extinction de l'holocène.

On vit toujours dans un moment charnière de notre évolution, cependant les slogans s'entassent "je ne suis pas une marchandise", "Malville non merci", Mondialisons la résistance", aujourd'hui le dilemme se partage entre "Travailler plus pour acheter plus" et "Changeons le système, pas le climat". Il a fallu parler de pénuries pour que la société consomme moins, d'elle-même, au grand dam de l'industrie. Une grande partie des populations sont contre le nucléaire, l'économie circulaire redonne un peu d'espoir, l'avenir est dans les mains des femmes et des hommes, non dans la croissance.

copyright jjk 2023 

 

 

La guerre du feu 3.0

 

2022 Après J.-C., une tribu du nord de l'Europe est bénie des Dieux, elle possède le feu, sous nombre de ses formes (gaz, pétrole, charbon, atome). Le feu est le sang des économies mondiales. Leur chef, appelons-le Mister Z, est entouré de fanatiques avides de pouvoir et d'argent. Ils veulent dominer le monde, imposer la corruption, le mensonge et la force qui sont pour eux, les 3 piliers de leur démocratie. En réalité, ils ont peur du vent, du soleil, de l'eau, des énergies inventées par le diable, au service des extrémistes écolos. Il y a bien une sainte Suédoise, je vous l'accorde un peu jeune, Mister Z a aidé un gros balourd pour la trumper. Effet contraire, elle y a gagné de la confiance et n'a pas peur de parler aux jeunesses mondiales, pour annoncer l'apocalypse du changement climatique. Tandis que les vieilles idées s'entrechoquent à la COP27, gavées de croissance et de greenwashing, imaginant notre destinée comme un décor de science-fiction. La réponse climatique est simple, l'avenir est dans le partage, la justice, l'effacement des frontières et le respect de la nature. Mister Z s'inquiète, les peuples de la terre ont goûté les joies de l'énergie douce, qui apporte tranquillité et indépendance, la mixité et la tolérance deviennent des valeurs universelles. Face à cette rébellion, Mister Z se mue en dictateur de la terreur, et l'imbécillité d'un peuple se réveille, ce dernier n'écoute qu'une bouche alors qu'il y en a 8 milliards. Le dictateur Z et sa cour ont volé les profits de l'énergie, au lieu d'investir dans le futur de son peuple, son avenir est fossile. Son pouvoir de manipuler s'érode, ses ouailles s'inquiètent, un Nouveau Monde s'invente sans eux, où la qualité de vie en est la base. Mister Z s'en éloigne, l'orthodoxie de ses pensées l'oblige à être rétrograde. Alors conseillé par ses conseillers, il réagit, il faut guerroyer avec un pays voisin pour remettre l'énergie fossile aux centres des peuples dociles. Les statistiques lui donnent raison, l'année 2022 est la plus propice à la guerre, le nombre d'hommes de 18 à 35 ans disponible dans sa nation est le plus important depuis des années. Après 8 mois d'une guerre lâche, Mister Z est en passe d'arriver à ses fins, les prix de l'énergie explosent, le nucléaire civil trouve une deuxième jeunesse, le gaz de schiste est un don du ciel, sans pétrole il n'y a pas de guerres. Beaucoup d'actionnaires et de fabricants d'armes attendent la fin de cette opération spéciale pour le remercier, le monde devenait pacifique, une horreur économique. Cependant, la tribu qui subit les fastes du dictateur Z vit sans eau et sans électricité, les missiles pleuvent, les sirènes pleurent, ils se nourrissent du mot liberté ce qui les rend invincibles. Sur le front, la jeunesse Z se fait massacrer, Mister Z reste impassible, dans sa nation les soldats sont éduqués pour ça. Dans ce sombre tableau, il y a de l'espoir, les dictateurs meurent, ce ne sont pas de vrais Dieux, son peuple s'en apercevra. Pour nous les autres tribus, cela peut être un tremplin vers un changement de société, une vraie transition, d'une croissance insouciante à une décroissance réfléchie. D'avoir enfin le loisir d'apprécier les crocus au printemps, flâner les longues soirées d'été, cueillir bolets et chanterelles l'automne, traîner sous la couette les matins d'hiver. L'horloge climatique s'est enclenchée, le temps de nos enfants et de leur descendance est compté, et c'est nous les adultes d'aujourd'hui qui avons les cartes de demain en main.

copyright jjk 2023 

 

 

Le jour du dépassement.

 

Le 27 mai dernier, la Suisse a dépassé ses quotas annuels de CO2, eau, air, etc. Les 219 jours restants sont un emprunt sur le patrimoine commun de nos enfants. Les grands-parents pour le climat relèvent que l'année dernière c'était le 13 mai, 2 semaines de sursis pour 2024, ce n'est pas suffisant. Le jour du dépassement mondial est fixé début août 2024, le nucléaire, la guerre et la croissance ne font pas partie de l'équation (elle est calculée en divisant la biocapacité du pays par l'empreinte écologique des habitants, le tout est ensuite divisé par 365 jours) Tous les Helvètes on est dans le peloton de tête des pollueurs, ceci malgré les efforts que nous faisons. Toutefois, nous avons une qualité de vie que beaucoup nous envient, forcé de croire que la qualité de vie se compte en CO2 dégagé. En réalité, le monde économique et politique s'en fout du climat, ça n’apporte rien aux bonnes personnes. Le nucléaire et le pétrole c'est du lourd, les lobbys excellent, les chèques tombent, et les vieux slogans ressortent "le nucléaire, l'énergie du futur". Pires que ça, des pays dotés de la bombe atomique, garants de la stabilité mondiale, menacent et envahissent leurs voisins dénucléarisés. L'atome n'est plus seulement l'assurance de la croissance calculée, c'est aussi la garantie d'être invincible. Rassurons-nous, c'est de la dialectique, il se passe beaucoup de choses entre la pensée et sa réalisation. Des fixations politiques sur l'éolien et le solaire monopolisent les débats alors que des techniques nouvelles voient le jour. Cependant c'est toujours l'économie d'énergie qui a le plus grand potentiel. Promouvoir les économies, c'est ouvrir la porte de la décroissance, qui entre nous viendra tôt ou tard. Le bon sens devrait dominer, travailler mieux, pour vivre mieux, hélas! c'est notre consommation qui fixe les dividendes des multinationales. Moins on achète, moins elles gagnent. La moyenne des catastrophes naturelles sur la planète, est bientôt de 2 par jour, les migrants climatiques vont dépasser les réfugiés économiques sous peu, dommage à la frontière pas encore de visa climatique. La seule industrie qui traverse les âges sans perdre son plumage, c'est la production d'arme. Elle s'adapte au scénario, un régime totalitaire, baigné de propagande et de mensonges, un bouc émissaire pour une guerre patriotique. Suivi d'années joyeuses de plein emploi pour une reconstruction exemplaire. Les banques louent de l'argent, le système, tel le phénix peu renaître de ses cendres, c'est reparti pour un tour, jusqu'au prochain dictateur, mais les cycles se réduisent, les dictateurs se pressent au portillon. La Jamaïque dépassera son jour de dépassement fin décembre 24, le Qatar s'était en février 2024. La pauvre Ukraine son jour du dépassement 2024 était l'année dernière, la guerre traditionnelle n'est plus compatible avec un monde moderne. Nos voisins votent pour le parlement européen, les migrants portent le chapeau de tous les malheurs, inflation rime avec dépression, le slogan à la mode est "Produisons plus et partageons moins" semblent mettre tous d'accord à droite de l'échiquier politique. Mettons-nous à la place d'un pays qui vient de découvrir des gisements faramineux de pétrole sur son territoire. Le peuple en joie voit la fin d'un tunnel bien trop long, et les images de Bakou, Doha, viennent en tête. Les ONG les conseillent à stopper les forages, pour préserver le climat. Sans une aide concrète, ce pays se retournera vers ceux qui promettent un avenir doré aux énergies fossiles, à l'uranium, et de fournir les armes pour les protéger. Après avoir exporté l'opulence, nous vendons l'austérité, allez comprendre. Le jour du dépassement passe sous les lumières des médias, dommage, c'est un curseur original qui pourrait être populaire. Mais, tant les bookmakers n'ouvrent pas les paris sûrs qu'elle fin du monde nous attends, l'écologie ne fera pas rêver les masses.

copyright jjk 2023 

 

 

Guerre ou pas guerre, il faut fermer Koursk.

 

Dans les tumultes de la guerre engagée par la Russie contre l'Ukraine, de nouvelles cartes apparaissent tous les jours. La dernière Koursk, une région célèbre pour ses mines de fer, sa ville et sa centrale nucléaire. Construite sur les rives de la rivière Seïm, la centrale de Koursk abrite des antiquités de Rosatom, 2 réacteurs RMBK sont en service. Construits avant la catastrophe de Tchernobyl, leurs fragilités sont connues, pas d'enceintes de confinement (un simple toit protège les réacteurs), le système d'arrêt d'urgence est trop lent, les piscines de stockage des barres de combustible sont fragiles. Malgré les milliards investis pour leurs sécurisations, les RMBK souffrent des malfaçons héritées de l'Union Soviétique. Cependant, les RMBK sont les chouchous des militaires, un cœur produit 3 kg de plutonium par tonne d'uranium usagé, un RMBK a 190 tonnes de combustibles dans ses entrailles. 45 RMBK ont été planifié, seul 25 ont été construits, 8 ont été abandonnés lors de leur construction, 9 arrêtés après 20 à 40 ans de service, 7 sont encore en fonction, et 1 a explosé (le n°4 de Tchernobyl).  Ce tableau montre le manque de confiance dans cette filière. Sur la rive d'en face, Rosatom construit depuis 2018, 2 réacteurs VVER-TOI, c'est le futur fleuron de Rosatom, la concurrence des EPR français. Les VVER-TOI sont automatisés au maximum, ce qui permet une économie de 40% de personnel, ils sont prévus pour une exploitation de 80 à 100 ans. Les points communs avec les EPR français, les budgets explosent, les délais se rallongent. La région de Koursk est économiquement attachée au complexe militaro-industriel russe, les réacteurs fournissent de l'énergie pour la production d'armes, armes utilisées pour tuer le peuple ukrainien. Il est évident que les Ukrainiens veulent forcer les Russes à mettre à froid les réacteurs de Koursk. Poutine, met en scène de pseudo missiles ukrainiens tombés près centrale, ameute l'AIEA, qui envoie son directeur à Koursk, pour rassurer le monde, de toute façon l'AIEA est à la solde des vendeurs d'atomes, dont la Russie. La région de Koursk est historiquement ukrainienne, la rivière Seïm est un affluent du Dniepr en Ukraine, cette dernière souffre encore des effets de Tchernobyl. L'armée ukrainienne n'a aucun intérêt à créer des problèmes à la centrale de Koursk, la radioactivité se retrouverait rapidement en Ukraine.  Les centrales atomiques ont été construites en temps de paix, et ne sont en aucun cas adaptées à la guerre, il n'y a pas de traités internationaux pour protéger l'industrie nucléaire et les populations d'un accident. L'intelligence voudrait qu'un périmètre démilitarisé soit créé autour des centrales. N'oublions pas que la Russie a violemment attaqué la centrale de Zaporijjia avec des tanks, avant d'entreposer des armes à côté des piscines de stockage. Dernière précision, Koursk est aussi le nom d'un sous-marin nucléaire russe qui a coulé il y a 20 ans, à ce moment Poutine est en vacances à Sotchi. Il ne bouge pas le petit doigt pour secourir ses marins, prisonnier dans leur submersible par 108 m de fond. Malgré les propositions d'aide qui affluent de l'étranger, les 118 marins meurent, certains après une longue agonie. Les mères et les épouses des marins qui se sont plaintes publiquement du manque de réaction de la part du président ont été persécutées. La centrale de Koursk est une des plus dangereuses du monde avec ses 2 réacteurs vétustes RMBK, qui turbine à fond pour alimenter l'effort de guerre russe. Les menaces nucléaires s'accumulent, souvent la guerre est la volonté d'un seul homme, Poutine.

 copyright jjk 2023 

 

 

Clean-Arnaque, ça n'arrive pas que chez les autres.

Au 19e siècle, l'écologie naissante est décrite comme la science des conditions de l'existence. Déjà à cette époque le déboisement inquiète les savants, mais leurs conclusions sont étouffées par la révolution industrielle qui s'annonce. Les chevaliers du libéralisme crient à tous vents, les amis de la nature sont les ennemis de l'évolution humaine. Aujourd'hui rien n'a changé, les écologistes menacent encore le bien-être planétaire. Les banquiers pour assimiler l'écologie et la rendre féconde ont mis ses vertus aux enchères, dans des portefeuilles bien garnis. Et comme tout business, l'écologie est maintenant une source d'arnaques.

"Nous vivons un moment important de l'économie verte, la protection de l'environnement devient rentable" déclarait notre pilote solaire et vaudois B. Piccard. Il était jusqu'à peu, l'ambassadeur d'une startup de l'énergie solaire, PrimeEnergy. Cette dernière avec son slogan "on s'engage pour un avenir plus propre et vous !" a séduit des milliers de gens de bonne conscience, qui ont acheté leurs obligations vertes (prix de départ : 10 000 frs). Une opportunité de faire fructifier son bas de laine, de participer à la sortie du nucléaire avec un joli plus, de 3 à 5%. PrimeEnergy est une compagnie bâloise, mais dirigée depuis Genève, elle investit dans la construction de centrales photovoltaïques et finance ses projets avec la vente d'obligations vertes. L'énergie solaire a le vent en poupe, PrimeEnergy vend pour environ 120 millions d'actions en 13 ans et participe à la construction d'une centaine de projets en Europe. Cependant, PrimeEnergy est depuis fin octobre en faillite, des milliers de gens vont perdre tout ou presque, de leurs deniers. Selon la presse, la société a utilisé "Le système de Ponzi", Ponzi est l'escroc qui a mis au point cette arnaque en 1920 à New York. Le procédé est simple, des actions sont vendues, beaucoup d'argent arrive, une partie des fonds sont prêtés à des entreprises amies, dont on sait qu'elles ne pourront jamais les rembourser. Ajouter à cela des montages financiers, des sociétés-écrans, des salaires de ministre, le tout saupoudré de mensonges. Aujourd'hui PrimeEnergy n'a plus de liquidité et n'arrive pas à verser les dividendes, les caisses sont vides, un trou de 20 millions est découvert, la faillite est prononcée. Il y a bien un gendarme financier, la FINMA, qui comme la cavalerie arrive trop tard, les millions ont déjà disparu. Fit des noms et des chiffres, c'est toujours l'argent des gens honnêtes qui se fait voler et les magouilles sur les énergies propres discréditent la sortie du nucléaire.

copyright jjk 2023 

 

 

ENERGIE archive photo     Eco reportage 

3710 L'ENERGIE SELON JJK exposition

 

 

Visitez les Galerie jjk

Galerie  jjkphoto

Galerie  Sauvons le Climat

Galerie  Rebelle 

Galerie du Voyage

Galerie  Russie

Galerie  Down Town

Galerie   Genève

Galerie Suisse

Galerie Noir et Blanc

 

Genève / Archive

 

Développement durable / Archive   

 

   Europe / Archive

 

Suisse / archive

 

 

 

 

Soutenez les archives, faites un don / support la base jjkphoto est gratuite pour les étudiants (es) , merci - thanks - cpaccibo - Danke -

  

JJKphoto  agence du développement durable DES PHOTOS avec un minimum de DECHETS et avec de l'énergie PROPRE

  Agence  WWW.JJKPHOTO.CH

renseignements : TEL ( +41) 079 21 353 81     

 jkissling@jjkphoto.ch       Référence      C.V. photographe J-J Kissling   

 vente des photos   English  русский     News letter : jkissling@jjkphoto.ch     

jjk publicité  Exposition Thématique   Reportage jjk   Diaporama jjk   Cours Photo